Les Brigades Russes en France pendant la 1ère guerre mondiale
Préambule
En mai 1917, Grigori Ivanovitch Geyer, que sa descendance française connaît sous le nom de Georges de Gueyer ce jeune officier de l’armée impériale russe rejoint la France pour être incorporé au sein de la 3e brigade spéciale d’infanterie, au 5e régiment spécial, l’un des deux régiments de cette brigade levée un an plus tôt sur les contreforts de l’Oural. Il arrive à un moment charnière : quelques semaines auparavant, la brigade s’est couverte de gloire — et de sang — au Chemin des Dames, et des renforts sont alors envoyés de Russie pour combler les vides laissés dans les rangs. Mais il arrive aussi dans une armée en pleine tourmente morale, ébranlée par la chute du tsar et gagnée par la fièvre révolutionnaire. Le destin de Grigori Ivanovitch épousera dès lors celui de sa brigade : les camps de l’arrière, la crise de La Courtine — où la 3e brigade, restée fidèle au commandement, fut engagée aux côtés des troupes françaises pour réduire la mutinerie de la 1re brigade et dont il a dû faire partie —, le camp du Courneau en Gironde, puis, au moment de la dissolution du corps expéditionnaire, le choix de l’honneur : la Légion russe, avec laquelle il poursuivit le combat sous l’uniforme français. Retracer l’histoire des brigades russes en France, c’est donc aussi retracer la sienne.
Introduction : pourquoi des soldats russes sur le front français ?
À la fin de l’année 1915, la France saigne. Les offensives de 1914 et 1915 — la Marne, l’Artois, la Champagne — ont coûté des centaines de milliers de morts, et l’état-major s’inquiète de l’épuisement démographique du pays face à une Allemagne plus peuplée. La Russie, à l’inverse, dispose d’immenses réserves humaines, mais son industrie ne parvient pas à armer ses soldats : fusils, canons et munitions font cruellement défaut sur le front de l’Est. De ce déséquilibre naît l’idée d’un troc singulier entre alliés : des hommes contre des armes.
En décembre 1915, le sénateur Paul Doumer, futur président de la République, est envoyé en mission auprès du tsar Nicolas II. Il demande initialement l’envoi de 300 000 hommes — un chiffre jugé exorbitant par le général Alekseïev, chef d’état-major russe, hostile à ce qu’il perçoit comme un marchandage de soldats. Un compromis est trouvé : la Russie enverra, à titre d’essai et en témoignage de la solidarité interalliée, des « brigades spéciales » d’infanterie, tandis que la France livrera armements et matériel de guerre. Quatre brigades sont ainsi mises sur pied au cours de l’année 1916, soit huit régiments spéciaux représentant environ 44 000 hommes et 750 officiers. Deux d’entre elles, les 1re et 3e, combattront sur le front français ; les deux autres, les 2e et 4e, seront dirigées vers le front d’Orient, à Salonique. Au-delà de l’appoint militaire, l’opération a une portée éminemment politique : montrer aux opinions publiques la vitalité de l’alliance franco-russe scellée en 1892.
De la Russie à la France : quatre voyages aux dimensions du monde
L’acheminement de ces brigades constitue en soi une épopée. La 1re brigade spéciale, formée en janvier 1916 sous le commandement du général-major Nikolaï Lokhvitski avec des recrues des régions de Moscou et de Samara, ne peut emprunter ni la Baltique ni la mer Noire, verrouillées par l’ennemi. Ses 8 942 hommes traversent donc toute la Sibérie par le Transsibérien jusqu’au port de Dalny (Dalian), sur la mer Jaune. Ils y embarquent sur des navires français — le croiseur Latouche-Tréville, les paquebots Himalaya, Sontay, Lutétia — et russes (Jaroslav, Tambov) pour un périple de près de 30 000 kilomètres : mer de Chine, océan Indien, canal de Suez, Méditerranée. Le 20 avril 1916, les premiers éléments débarquent à Marseille sous les acclamations d’une foule enthousiaste ; un détachement russe défilera même à Paris le 14 juillet 1916.
Les trois brigades suivantes empruntent la route du Grand Nord, au départ d’Arkhangelsk, seul grand port russe encore ouvert sur l’Atlantique. La 2e brigade, commandée par le général Dieterichs, quitte la Russie en juin-juillet 1916 à bord des transports Venezuela, Umtali ou encore Martazan ; débarquée à Brest, elle traverse la France en train jusqu’à Marseille, d’où elle rembarque pour Salonique, atteinte le 30 juillet 1916. La 3e brigade — celle de Grigori Ivanovitch Geyer — est constituée au printemps 1916 à Ekaterinbourg et Tcheliabinsk, aux confins de l’Oural, par le général-major Vladimir Marouchevski : deux régiments d’infanterie, les 5e (colonel Narbout) et 6e (colonel Simonov), forts de trois bataillons chacun et dotés de compagnies de mitrailleuses, soit près de 10 000 hommes. Équipée de fusils français, la brigade quitte Arkhangelsk en juillet 1916 ; son convoi longe la Norvège, contourne la Grande-Bretagne et l’Irlande pour échapper aux sous-marins allemands, et touche Brest en août. D’abord destinée au front d’Orient, elle transite par Marseille avant que l’ordre ne soit modifié : elle restera en France et gagne en septembre le camp de Mailly, dans l’Aube, pour y parfaire son instruction. Enfin, la 4e brigade du général-major Leontiev suit le même itinéraire nordique à bord des paquebots Ekaterina II, Voronej, Umona, Melbourne ou Loire, et arrive à Salonique en octobre 1916. À Mailly, les brigades destinées au front français sont entièrement rééquipées à la française : casques Adrian, masques à gaz, fusils Lebel, cuisines roulantes et ambulances, avec des interprètes pour assurer la liaison entre les deux armées.
En Champagne : les 1re et 3e brigades dans les tranchées (1916 – début 1917)
Le secteur confié aux Russes se situe en Champagne, à l’est de Reims. Ce front, théâtre des grandes offensives françaises de 1915, s’est figé en une guerre de position d’une rare âpreté : tranchées taillées dans la craie, réseaux de barbelés, duels d’artillerie incessants et attaques aux gaz. En 1916, l’essentiel de l’effort français est absorbé par l’enfer de Verdun puis par la Somme ; aux unités qui tiennent la Champagne revient la mission ingrate mais vitale de garder un front « calme » qui ne l’est jamais vraiment. C’est précisément le rôle dévolu aux brigades russes : tenir le secteur pour permettre aux divisions françaises de se battre à Verdun.
Après une période d’instruction au camp de Mailly, la 1re brigade monte en ligne à partir de la fin juin 1916 sur un secteur d’environ cinq kilomètres entre le fort de la Pompelle et Aubérive, son état-major installé à Mourmelon-le-Grand. Dans la nuit du 4 au 5 septembre 1916, les Allemands lancent une attaque d’envergure sur Courcy et le fort de la Pompelle : bien appuyés par l’artillerie française, les Russes repoussent cinq assauts successifs. Le 15 octobre 1916, la 3e brigade, venue de Mailly, relève la 1re : les 5e et 6e régiments prennent position dans le secteur de Ludes et de Courcy, au sud-est et au nord-ouest de Reims. Commence alors pour eux un hiver d’épreuves : le froid glacial de 1916-1917 — l’un des plus rudes de la guerre —, les bombardements, les gaz, les coups de main nocturnes. Les combats s’intensifient en janvier 1917, et en mars les corps à corps à la baïonnette deviennent fréquents lors des raids de tranchée. Fin mars, la brigade est enfin retirée du front pour une brève période de repos ; elle en aura besoin, car on la destine désormais à la grande offensive de printemps.
Le Chemin des Dames : l’offensive Nivelle (avril 1917)
En décembre 1916, le général Nivelle, auréolé de la reprise de Douaumont, remplace Joffre à la tête des armées françaises. Il promet la percée décisive : une attaque massive sur le plateau du Chemin des Dames, entre Soissons et Reims, qui doit rompre le front allemand « en vingt-quatre ou quarante-huit heures ». Mais les Allemands, repliés sur la formidable ligne Hindenburg et renseignés sur les plans français, attendent l’assaut sur des pentes hérissées de nids de mitrailleuses. Lancée le 16 avril 1917 sous un ciel de neige fondue, l’offensive tourne au désastre : pour des gains dérisoires, l’armée française perd en quelques jours plus de 130 000 hommes, tués, blessés ou disparus.
Les deux brigades russes, rattachées à la 5e armée du général Mazel, sont engagées à l’aile droite de l’offensive, au nord-ouest de Reims. Le 16 avril, la 1re brigade s’élance sur le village fortifié de Courcy, qu’elle enlève de haute lutte ainsi que le canal de l’Aisne à la Marne, capturant plusieurs centaines de prisonniers malgré des pertes massives. Le 19 avril, c’est au tour de la 3e brigade : les 5e et 6e régiments attaquent le mont Spin et le secteur de Sapigneul, près de la cote 108. Le mont Spin est conquis dans la journée, mais les contre-attaques allemandes et la menace d’encerclement sur les flancs — les unités voisines n’ayant pas progressé — contraignent les Russes à un repli en fin de journée. Au total, en quelques jours de combats, les deux brigades ont perdu environ 70 officiers et 4 500 hommes tués, blessés ou disparus, soit près du quart de leur effectif. Leur bravoure est saluée : les quatre régiments sont cités à l’ordre de l’armée. Mais l’échec sanglant de l’offensive a des conséquences immenses : dès mai, des mutineries éclatent dans des dizaines de divisions françaises ; Nivelle est limogé le 15 mai au profit de Pétain, qui suspend les grandes offensives. C’est dans ce contexte de crise — et pour combler les vides du Chemin des Dames — qu’arrivent en mai 1917 les renforts venus de Russie, parmi lesquels Grigori Ivanovitch Geyer, affecté à la 3e brigade.
Sur le front d’Orient : les 2e et 4e brigades en Macédoine (1916-1917)
Pendant ce temps, les deux autres brigades combattent sur un théâtre bien différent. Le front d’Orient est né en octobre 1915, lorsque les Alliés ont débarqué à Salonique pour tenter de secourir la Serbie, écrasée par l’offensive conjointe des Austro-Allemands et des Bulgares. Trop tardive pour sauver l’armée serbe — qui accomplit sa terrible retraite à travers l’Albanie —, l’expédition s’enracine : sous le commandement du général Sarrail, l’Armée d’Orient, mosaïque de contingents français, britanniques, serbes, italiens puis russes, s’accroche à un front qui court des lacs albanais à la mer Égée, dans des montagnes ravagées par le paludisme, les hivers glacés et les étés torrides.
La 2e brigade du général Dieterichs, débarquée le 30 juillet 1916 à Salonique, est engagée dès septembre dans l’offensive alliée vers Florina et Monastir, aux côtés des Français et des Serbes, face à des Bulgares solidement retranchés dans un terrain montagneux culminant à plus de 2 000 mètres. Les Russes participent à la reprise de Florina, puis à la poussée vers le nord qui aboutit, le 19 novembre 1916, à l’entrée des Alliés dans Monastir (l’actuelle Bitola) — le général Dieterichs pénètre dans la ville aux côtés du général Le Blois. Pour sa conduite, la 2e brigade est citée à l’ordre de l’armée par Sarrail. La 4e brigade du général Leontiev, arrivée en octobre, est quant à elle mise à la disposition des armées serbes dans le secteur de Florina et des lacs Prespa. De novembre 1916 à mai 1917, les deux brigades opèrent dans cette région des lacs : au printemps 1917, elles prennent part à la deuxième bataille de Monastir — dite aussi bataille de la cote 1248 ou du lac Prespa — puis à l’offensive alliée d’avril-mai, qui échoue à déloger les Bulgares. Monastir, jamais dégagée, restera sous le feu de l’artillerie ennemie jusqu’à l’armistice. À l’été 1917, les deux brigades, regroupées en 2e division spéciale russe, connaissent à leur tour la crise morale venue de Russie : indiscipline, comités de soldats, refus de monter en ligne. Elles seront progressivement retirées du front puis dissoutes en janvier 1918, leurs hommes se voyant offrir les mêmes choix qu’en France : travailler, servir ou être internés.
Du Courneau à La Courtine : la crise et la mutinerie (été 1917)
Après le Chemin des Dames, les deux brigades de France, regroupées en une division spéciale sous le général Lokhvitski, sont retirées du front. Le moral s’est effondré sous l’effet de deux chocs : les nouvelles de Russie — l’abdication de Nicolas II le 15 mars 1917, le serment prêté au gouvernement provisoire, la création de comités de soldats sur le modèle des soviets — et la crise des mutineries qui secoue au même moment l’armée française. Beaucoup de soldats russes ne comprennent plus ce qu’ils font sur un front étranger, à des milliers de kilomètres d’une patrie en révolution, et réclament leur rapatriement. Pour éviter toute contagion révolutionnaire au contact des troupes françaises, le Grand Quartier général décide de les éloigner du front : fin juin et début juillet 1917, quelque 16 000 hommes et 290 officiers s’installent au camp de La Courtine, sur le plateau de Millevaches, dans la Creuse.
Le camp devient aussitôt une cocotte-minute politique. Les hommes de la 1re brigade, autour du soldat Afanassi Globa, se radicalisent : ils élisent leurs comités, refusent l’autorité de leurs officiers, réclament le retour immédiat en Russie et refusent de rendre les armes, transformant La Courtine en une sorte de petite république soviétique. Les loyalistes, majoritairement issus de la 3e brigade — jugée encore « saine » par le commandement —, quittent le camp pour Felletin, avant d’être dirigés en août sur le camp du Courneau, en Gironde. Tout l’été, les émissaires du gouvernement Kerenski multiplient les négociations, sans succès. Après accord entre le général Foch et les autorités russes, et sur décision du ministre de la Guerre Paul Painlevé, le blocus puis la réduction du camp sont ordonnés : environ 5 000 soldats français sous les ordres du général Comby et près de 3 500 soldats russes loyalistes — des hommes de la 3e brigade et de l’artillerie de la division, parmi lesquels Grigori Ivanovitch Geyer a dû se trouver — encerclent La Courtine. Le 16 septembre 1917 au matin, après un ultimatum resté sans réponse, les canons de 75 ouvrent le feu sur le camp. Le bombardement et les combats durent trois jours ; 7 500 mutins se rendent par vagues, et les derniers irréductibles, retranchés autour de Globa, déposent les armes le 19 septembre. Le bilan officiel — une dizaine de morts — est sujet à caution : l’historien Rémi Adam estime que la répression a pu faire plusieurs dizaines de victimes, enterrées discrètement. Les suites sont sévères : 81 meneurs sont déférés devant la justice à Bordeaux, plusieurs centaines d’hommes sont internés à Bourg-Lastic et au fort Liédot de l’île d’Aix, les autres sont désarmés et gardés au camp.
Le camp du Courneau, à La Teste-de-Buch, près du bassin d’Arcachon, accueille pour sa part la 3e brigade de la mi-août 1917 aux premiers jours de janvier 1918 — environ 7 000 hommes. Bâti sur le sable, insalubre, le camp avait déjà éprouvé les tirailleurs sénégalais qui l’avaient occupé auparavant. C’est là que les hommes de la 3e brigade apprennent, en novembre, la révolution d’Octobre et la prise du pouvoir par les bolcheviks : l’oisiveté, les débats politiques permanents et l’affrontement entre « rouges » et « blancs » achèvent de décomposer une troupe désœuvrée qui n’obéit plus guère qu’à ses comités. Pour le gouvernement français, il n’est plus temps de tergiverser : le corps expéditionnaire doit être dissous.
Conclusion : la dissolution et les destins éclatés
À la fin de 1917, le gouvernement français place chaque soldat russe devant un choix, le « trilemme » : s’engager comme combattant volontaire dans l’armée française, servir comme travailleur militaire, ou refuser l’un et l’autre — ce qui vaut l’envoi d’office en Afrique du Nord. Plus de 11 000 hommes optent pour le travail : bûcherons, cantonniers, mineurs, ouvriers d’usine ou ouvriers agricoles, disséminés dans toute la France sous contrôle militaire. Environ 4 800 réfractaires — dont nombre d’anciens mutins de La Courtine — sont expédiés en Algérie, où certains connaissent un régime proche du bagne. Les meneurs de la mutinerie, eux, restent en prison ou en forteresse. À partir de 1919-1920, la grande majorité de ces hommes sera rapatriée vers la Russie soviétique, principalement via Odessa, retrouvant un pays plongé dans la guerre civile.
Une minorité choisit une autre voie : continuer le combat. Près de 2 000 hommes s’engagent dans l’armée française, dans la Légion étrangère ou au sein d’une unité nouvelle, la Légion russe — bientôt surnommée la « Légion russe pour l’honneur ». C’est le choix que fit Grigori Ivanovitch Geyer. Formé en décembre 1917 sous les ordres du colonel Gothoua, le premier bataillon, fort de 600 à 650 volontaires, est rattaché au 8e régiment de zouaves de la prestigieuse Division marocaine du général Daugan. En 1918, ces Russes de France s’illustrent dans la Somme en avril, puis dans le Soissonnais lors de la seconde bataille de la Marne : à Terny-Sorny, fin mai, où tombe leur aumônier, le père André Bogoslovsky, puis en septembre à l’assaut du plateau d’Allemant. Deux fois cité à l’ordre de l’armée, le bataillon reçoit la fourragère aux couleurs de la croix de guerre, et son drapeau sera décoré par le maréchal Foch. Après l’armistice, la Légion russe occupe le secteur de Mannheim, en Rhénanie, avant d’être dissoute en 1919. Dans ses rangs servit aussi un certain Rodion Malinovski, blessé à La Courtine, futur maréchal de l’Union soviétique et vainqueur de Stalingrad — ironie d’une histoire qui mêla, dans les mêmes tranchées, futurs soviétiques et futurs émigrés blancs.
Ainsi s’achève l’aventure du corps expéditionnaire russe : commencée dans l’enthousiasme des défilés de Marseille en 1916, terminée dans la dispersion — prison, exil, travail forcé, retour vers une Russie en guerre civile, ou service sous l’uniforme français. Longtemps oubliée, coincée entre la mémoire française de la Grande Guerre et la mémoire soviétique qui tenait ces hommes pour suspects, cette histoire ressurgit aujourd’hui : nécropole russe de Saint-Hilaire-le-Grand près de Mourmelon, monuments du fort de la Pompelle et de Courcy, stèle des mutins à La Courtine, statue du soldat russe inaugurée en 2011 place du Canada à Paris. Autant de jalons qui rappellent le sacrifice de ces 44 000 hommes venus du bout du monde — et parmi eux, celui d’un soldat du 5e régiment de la 3e brigade, Grigori Ivanovitch Geyer, devenu Georges de Gueyer, dont la vie bascula sur les routes de Champagne, de la Creuse et de la Gironde.
Sources et bibliographie
— Ministère des Armées, Chemins de mémoire : « Le corps expéditionnaire russe pendant la Première Guerre mondiale » (cheminsdememoire.gouv.fr).
— Wikipédia : « Corps expéditionnaire russe en France » ; « Mutinerie des soldats russes à La Courtine » ; « Corps expéditionnaire russe sur le front d’Orient ».
— P.-Y. Maran, « Le corps expéditionnaire russe en Macédoine, 1916-1920 », revue En Envor, n° 12.
— Association La Courtine 1917 (lacourtine1917.org) ; association ASCERF (Mourmelon) ; site Brigades russes 16-18 (brigadesrusses.fr), notamment la page consacrée au camp du Courneau.
— Rémi Adam, Histoire des soldats russes en France, 1915-1920 : les damnés de la guerre, L’Harmattan, 1996.
— Gilbert Cahen, Autour des brigades russes pour la France, 1915-1917, 2021.
— Jamie Cockfield, With Snow on their Boots: The Tragic Odyssey of the Russian Expeditionary Force in France during World War I, St. Martin’s Press, 1998.