La maison Volkonski
Préambule
La princesse Alexandra Dmitrievna Volkonskaïa (1797 – 2 octobre 1843) était la fille du prince Dmitri Timofeïevitch Volkonski (1764–1801), lieutenant-colonel, et d’Ekaterina Alexandrovna Boltina (1767–1832). Elle épousa Yakov Fiodorovitch Ganskau (1786–1841), conseiller privé et gouverneur de quatre provinces. Leur fille Catherine Yakovlevna Ganskau (née en 1820) épousa Evgraf Nikolaïevitch Skobeltsine (né le 30 avril 1807), dont la fille Nathalie Evgrafovna Skobeltsina (1847 – 3 juillet 1930) est mon arrière-arrière-grand-mère.
Par les Volkonski, cette ascendance remonte, selon la généalogie officielle, aux princes de Tchernigov et donc à la maison de Riourik : Alexandra Dmitrievna appartient à la vingt-et-unième génération depuis Riourik selon le comput de l’ouvrage de 1900. Par les mariages princiers du Moyen Âge — au point de jonction que constitue saint Michel de Tchernigov, fils d’une princesse piaste — cette même ascendance rejoint la descendance de Charlemagne, exposée en première partie. Par les Boltine, elle se rattache à une ancienne famille de la noblesse moscovite d’origine tatare, illustrée au XVIIIe siècle par l’historien Ivan Boltine. Par son mariage, elle unit ce vieux sang russe à une famille de la chevalerie de Courlande, les von Hanskau, passée au service et à la foi russes une génération plus tôt.
Avertissement méthodologique
La présente étude s’appuie sur des sources établies et documentées : le grand recueil généalogique de la princesse Élisabeth Grigorievna Volkonskaïa, Rod kniazeï Volkonskikh (« Le Lignage des princes Volkonski », Saint-Pétersbourg, 1900), qui demeure l’ouvrage de référence sur cette famille et dont la rospis (tableau généalogique numéroté) est reproduite en ligne ; les notices biographiques de l’université de Moscou (Letopis MGU) et de la nécropole du cimetière Volkovo de Saint-Pétersbourg pour Yakov Fiodorovitch Ganskau ; l’Encyclopédie Brockhaus-Efron et les répertoires nobiliaires pour les familles Boltine et Skobeltsine ; enfin les bases généalogiques Rodovid et Geni, utilisées avec prudence et uniquement lorsqu’elles recoupent les données des sources imprimées.
Deux divergences de dates doivent être signalées d’emblée. La généalogie Volkonskaïa de 1900 indique que la princesse Alexandra Dmitrievna mourut le 2 octobre 1843 tandis que la notice Wikipédia consacrée à son mari donne le 12 mai 1847 ; nous retenons la source de 1900, la plus autorisée, tout en mentionnant la variante. De même, Yakov Ganskau est né le 28 juin 1786 selon la notice nécrologique du cimetière Volkovo et Wikipédia, mais la chronique de l’université de Moscou écrit 1787 ; la date de 1786 est la mieux attestée.
Note : pour les générations antérieures au XVe siècle, la filiation reproduite est celle des livres généalogiques officiels russes (rodoslovnye knigi de 1686) et de l’ouvrage de 1900. L’historiographie moderne considère comme traditionnel — c’est-à-dire vraisemblable mais non démontrable document par document — le raccord entre les princes de Taroussa et saint Michel de Tchernigov. Nous le signalons par honnêteté, comme le font toutes les bonnes études sur les Rurikides.
Note sur l’ascendance carolingienne : la descente de Charlemagne présentée en première partie suit la route classique des répertoires généalogiques européens (Europäische Stammtafeln de Schwennicke ; travaux de Christian Settipani ; Genealogia Piastów d’Oswald Balzer). Deux maillons y appellent une réserve : la filiation de Hedwige de Babenberg, mère du roi Henri l’Oiseleur, par Ingeltrude de Frioul — reconstruction admise par la plupart des généalogistes mais non prouvée par un acte ; et l’identification de la mère de saint Michel de Tchernigov avec Marie de Pologne, fille de Casimir II le Juste — le mariage de 1179 est attesté par les chroniques et cette maternité est généralement admise. Le reste de la chaîne est solidement documenté.
La maison des princes Volkonski
Une des plus anciennes maisons princières de Russie
Les princes Volkonski comptent parmi les très rares familles de la noblesse russe à descendre en ligne masculine directe de Riourik, fondateur de la dynastie qui régna sur la Russie de 862 à 1598. Issus des grands-princes de Kiev par la branche des princes de Tchernigov, puis des petits princes apanagés de Taroussa et de Konine, ils prirent leur nom au XVe siècle de la rivière Volkona, dans la région de Toula, où leurs ancêtres s’établirent après les dévastations tatares. À la différence de la noblesse titrée par faveur impériale, les Volkonski ne reçurent jamais leur titre : ils le portent par le sang, et tous les membres de la famille, hommes et femmes, sont princes et princesses de naissance. La famille fut inscrite dans le Livre de velours (Barkhatnaïa kniga, 1687), registre officiel de la plus ancienne noblesse russe, et figure à ce titre dans la cinquième partie des livres généalogiques de plusieurs gouvernements.
Serviteurs de l’État moscovite
Du XVIe au XVIIe siècle, les Volkonski servirent la Moscovie comme voïévodes, gouverneurs de villes frontières, ambassadeurs et okolnitchis, plusieurs accédant au rang suprême de boyard. La famille paya l’impôt du sang : son fait d’armes le plus célèbre est la défense du monastère Saint-Paphnuce de Borovsk en 1610, pendant le Temps des Troubles, où le prince Mikhaïl Konstantinovitch Volkonski résista au second faux Dmitri et fut tué dans l’église même du monastère ; son exploit passa dans les armoiries de la ville de Borovsk. D’autres Volkonski tombèrent en défendant la frontière méridionale contre les Tatars de Crimée ou moururent en captivité — tel le père du héros de Borovsk, mort prisonnier en Crimée. C’est dans cette Russie du service que vécurent les ancêtres directs d’Alexandra Dmitrievna, voïévodes et officiers enracinés dans leurs terres de Riazan.
À la cour et dans la société impériales
Sous l’Empire, la maison atteignit les plus hautes charges. Le feld-maréchal prince Piotr Mikhaïlovitch Volkonski (1776–1852), chef d’état-major d’Alexandre Ier pendant les guerres napoléoniennes puis ministre de la Cour impériale de Nicolas Ier pendant un quart de siècle, reçut en 1834 le prédicat d’altesse sérénissime : il fut, des décennies durant, l’un des hommes les plus puissants de Russie. Son cousin par alliance, le général prince Sergueï Grigorievitch Volkonski (1788–1865), général-major à vingt-quatre ans et héros de 1812, choisit l’autre versant de l’histoire : membre des sociétés secrètes, il fut condamné comme décembriste aux travaux forcés en Sibérie ; sa jeune femme Maria Nikolaïevna, née Raïevskaïa, l’y suivit volontairement — sacrifice immortalisé par Nekrassov dans Les Femmes russes et devenu l’un des grands mythes moraux de la Russie. Au même moment, la princesse Zinaïda Volkonskaïa (1789–1862), la « Corinne du Nord », tenait à Moscou le salon littéraire le plus brillant de son temps, où se croisaient Pouchkine, Mickiewicz et Viazemski.
La littérature a fixé pour toujours l’image de la famille : la mère de Léon Tolstoï était née princesse Maria Nikolaïevna Volkonskaïa, et c’est d’elle que l’écrivain tenait Iasnaïa Poliana ; les Bolkonski de Guerre et Paix — le vieux prince despotique et lucide, le prince André — sont directement calqués sur les Volkonski, le vieux prince Bolkonski ayant pour modèle le propre grand-père de Tolstoï, le général en chef Nikolaï Sergueïevitch Volkonski. Au tournant du XXe siècle, le prince Sergueï Mikhaïlovitch Volkonski, petit-fils du décembriste, dirigea les Théâtres impériaux et devint un théoricien de la scène lu dans toute l’Europe. Après 1917, la famille se dispersa dans l’émigration, où elle demeure l’une des maisons emblématiques de l’ancienne Russie.
La branche suivie dans la présente étude — la première branche de la maison, fixée dès le XVIIe siècle dans la région de Riazan — fut plus modeste : point de feld-maréchaux ni de salons, mais une suite ininterrompue de voïévodes, d’officiers et de serviteurs provinciaux de l’État, jusqu’au lieutenant-colonel Dmitri Timofeïevitch, père d’Alexandra. C’est précisément cette continuité obscure et fidèle, adossée à l’une des plus prestigieuses origines d’Europe, qui fait le prix de cette généalogie.
Première partie — De Charlemagne à saint Michel de Tchernigov : l’ascendance carolingienne
Le sang de Charlemagne parvient aux princes de Tchernigov — et donc aux Volkonski — par une chaîne de mariages princiers qui traverse quatre dynasties : les Carolingiens, les Ottoniens de Germanie, les Piasts de Pologne, enfin les Riourikides. Le point de jonction est saint Michel de Tchernigov : riourikide par son père Vsevolod le Rouge, il descend de Charlemagne par sa mère, Marie de Pologne, fille de Casimir II le Juste. Voici cette chaîne, génération par génération.
I. Charlemagne (747/748 – 28 janvier 814)
Roi des Francs (768), roi des Lombards (774), couronné empereur d’Occident à Rome par le pape Léon III le jour de Noël 800. Maître d’un empire s’étendant de l’Èbre à l’Elbe, législateur par ses capitulaires, protecteur des lettres et des écoles — la « renaissance carolingienne » d’Alcuin et d’Éginhard —, il restaura en Occident l’idée impériale disparue depuis 476. Inhumé dans sa chapelle palatine d’Aix-la-Chapelle, il devint la figure fondatrice de l’Europe médiévale, ancêtre revendiqué de la quasi-totalité des maisons souveraines du continent.
II. Louis Ier le Pieux (778 – 20 juin 840)
Troisième fils de Charlemagne et d’Hildegarde, roi d’Aquitaine dès l’enfance, seul héritier survivant à la mort de son père, empereur en 814. Réformateur de l’Église franque avec Benoît d’Aniane, il vit son règne déchiré par les révoltes de ses fils et les querelles de partage qui aboutirent, trois ans après sa mort, au traité de Verdun (843) et à la division de l’Europe carolingienne. De son second mariage avec Judith de Bavière, de la famille des Welfs, naquirent Charles le Chauve, roi de Francie occidentale, et Gisèle, qui suit.
III. Gisèle, fille de l’empereur (v. 820 – après 874)
Fille de Louis le Pieux et de Judith de Bavière, sœur de Charles le Chauve. Elle épousa Évrard (Eberhard), marquis de Frioul († 866), l’un des plus puissants seigneurs de l’empire, gardien de la marche orientale contre les Slaves, guerrier réputé et lettré possesseur d’une des grandes bibliothèques de son temps. Le couple fonda l’abbaye de Cysoing, en Flandre, où il repose. Parmi leurs enfants : Bérenger, roi d’Italie et empereur en 915, et Ingeltrude, qui suit.
IV. Ingeltrude de Frioul (née v. 836/840)
Fille d’Évrard de Frioul et de Gisèle, petite-fille d’empereur. Selon la reconstruction admise par la plupart des généalogistes — fondée sur l’onomastique et les réseaux familiaux, mais non sur un acte conservé —, elle épousa Henri de Franconie, dit le Popponide, margrave de Neustrie, l’un des premiers chefs militaires du royaume de Francie orientale, tué en 886 sous les murs de Paris en combattant les Normands pendant le grand siège. C’est le maillon le plus fragile de toute la chaîne, et nous le signalons loyalement.
V. Hedwige (Hathui) de Babenberg († 24 décembre 903)
Fille de Henri de Franconie, elle épousa Otton l’Illustre, duc de Saxe († 912), fils de Liudolf, chef de la plus puissante principauté de Germanie. Par ce mariage, l’héritage carolingien entre dans la maison saxonne des Liudolfides, appelée à recueillir la couronne.
VI. Henri Ier l’Oiseleur (v. 876 – 2 juillet 936)
Duc de Saxe (912), élu roi de Germanie en 919 — la légende veut qu’on l’ait trouvé à la chasse aux oiseaux, d’où son surnom. Fondateur de la dynastie ottonienne, il réorganisa la défense du royaume, fortifia les bourgs de l’Est et remporta sur les Hongrois la victoire de Riade (933), première grande revanche de la chrétienté sur les cavaliers magyars. De son mariage avec sainte Mathilde de Ringelheim naquit Otton le Grand.
VII. Otton Ier le Grand (23 novembre 912 – 7 mai 973)
Roi de Germanie (936), il brisa définitivement les Hongrois au Lechfeld (955) et fut couronné empereur à Rome en 962, refondant l’empire d’Occident — le futur Saint-Empire romain germanique. Il épousa en secondes noces sainte Adélaïde de Bourgogne (v. 931–999), veuve du roi d’Italie, l’une des femmes les plus vénérées de son siècle, régente de l’empire pour son petit-fils. Leur fils est Otton II.
VIII. Otton II (955 – 7 décembre 983)
Associé à l’empire dès 967, seul empereur de 973 à sa mort. En 972, il épousa Théophano, princesse byzantine, nièce de l’empereur Jean Tzimiskès : par elle, le sang des empereurs d’Orient rejoint celui de Charlemagne. Battu par les Sarrasins au cap Colonne (982), il mourut à Rome à vingt-huit ans, laissant l’empire à un enfant, Otton III, sous la régence de Théophano — qui gouverna l’Occident d’une main ferme. Leur fille aînée est Mathilde, qui suit.
IX. Mathilde de Germanie (été 979 – 4 novembre 1025)
Fille d’Otton II et de Théophano, sœur de l’empereur Otton III. Elle épousa vers 991 Ezzo (Ehrenfried), comte palatin de Lotharingie († 1034), le plus puissant seigneur de la région rhénane — union d’abord jugée inférieure à son rang, mais richement dotée et féconde : dix enfants, dont un archevêque de Cologne, plusieurs abbesses, et Richezza, reine de Pologne.
X. Richezza de Lotharingie, reine de Pologne (v. 995 – 21 mars 1063)
Petite-fille d’empereur, elle épousa vers 1013 Mieszko II Lambert (990–1034), couronné roi de Pologne en 1025, deuxième souverain couronné de la dynastie des Piasts, prince lettré qui lisait le grec et le latin. Le règne s’acheva dans la tourmente — invasions, réaction païenne, effondrement de l’État — et Richezza se retira en Allemagne avec son fils, emportant les insignes royaux. Morte à Saalfeld en 1063, elle est vénérée comme bienheureuse ; son tombeau est dans la cathédrale de Cologne. C’est par elle que le sang carolingien et ottonien passe à la Pologne.
XI. Casimir Ier le Restaurateur, duc de Pologne (25 juillet 1016 – 28 novembre 1058)
Fils de Mieszko II et de Richezza, élevé un temps dans un cloître allemand. Rentré en Pologne vers 1039 avec l’appui de l’empereur, il restaura l’État piast ruiné par l’anarchie et l’invasion tchèque, releva les églises et fixa la capitale à Cracovie. Il épousa vers 1041 Maria Dobronega de Kiev († 1087), fille de saint Vladimir, grand-prince de Kiev : première rencontre de cette lignée avec la maison de Riourik, un siècle et demi avant la jonction définitive.
XII. Ladislas Ier Herman, duc de Pologne (v. 1043 – 4 juin 1102)
Second fils de Casimir, duc de Pologne à partir de 1079 après la chute de son frère le roi Boleslas II. Prince prudent et pieux, longtemps sans héritier, il attribua la naissance de son fils à l’intercession de saint Gilles, d’où le prénom double du futur Boleslas III. Il avait épousé Judith de Bohême († 1086), fille du premier roi de Bohême Vratislav II, qui mourut peu après avoir donné le jour à cet enfant tant attendu.
XIII. Boleslas III Bouche-Torse, duc de Pologne (20 août 1086 – 28 octobre 1138)
L’un des grands Piasts : il défendit victorieusement la Pologne contre l’empereur Henri V (défense de Głogów, 1109), conquit et christianisa la Poméranie, rendant à la Pologne l’accès à la Baltique. Son testament, qui partageait le pays entre ses fils sous la primauté de l’aîné, ouvrit malgré lui deux siècles de morcellement. De son second mariage avec Salomée de Berg († 1144) naquit, posthume ou presque, son dernier fils Casimir.
XIV. Casimir II le Juste, duc de Cracovie (1138 – 5 mai 1194)
Dernier fils de Boleslas III, d’abord sans apanage, il s’empara de Cracovie en 1177 et devint le maître de la Pologne. Son surnom de Juste lui vint de sa protection de l’Église et des humbles : à l’assemblée de Łęczyca (1180), il fit limiter les exactions des seigneurs contre les paysans et les biens d’Église, en échange de quoi la succession fut garantie à sa descendance. Il avait épousé Hélène de Znojmo, princesse de la maison přemyslide de Bohême-Moravie. Sa fille Marie, qui suit, fut donnée à un prince russe : mariage typique de la diplomatie matrimoniale entre Piasts et Riourikides.
XV. Marie (Anastasie) de Pologne (v. 1164 – 1194)
Fille de Casimir II le Juste et d’Hélène de Znojmo. Les chroniques russes rapportent son mariage, célébré vers le 14 novembre 1179, avec le prince Vsevolod Sviatoslavitch « le Rouge » (Tchermny) († 1212), de la maison de Tchernigov, plusieurs fois grand-prince de Kiev. De cette union naquit saint Michel de Tchernigov (v. 1179 – 1246) : en lui se rejoignent l’ascendance carolingienne, ottonienne et piaste de sa mère et l’ascendance riourikide de son père. Alexandra Dmitrievna Volkonskaïa se trouve ainsi, selon ce comput, à la trentième génération depuis Charlemagne, et Nathalie Evgrafovna Skobeltsina à la trente-deuxième.
On notera que la même maison de Riourik donna, en sens inverse, une reine à la France : Anne de Kiev, fille de Iaroslav le Sage et arrière-grand-tante des princes de Tchernigov de cette lignée, épousa en 1051 le roi Henri Ier et fut la mère de Philippe Ier, ancêtre de tous les Capétiens postérieurs.
Deuxième partie — La lignée paternelle : les princes Volkonski
Origine de la maison
Les princes Volkonski appartiennent à la descendance de Riourik, fondateur semi-légendaire de la dynastie régnante russe (IXe siècle), par la branche des princes de Tchernigov. La filiation classique passe par Igor, Sviatoslav Ier, saint Vladimir (baptiseur de la Russie, † 1015), Iaroslav le Sage († 1054), puis par Sviatoslav II, prince de Tchernigov et grand-prince de Kiev, Oleg « Gorislavitch », Vsevolod II, Sviatoslav III de Kiev (le héros du Dit de la campagne d’Igor), Vsevolod IV dit « le Rouge » (Tchermny), et enfin saint Michel de Tchernigov (Mikhaïl Vsevolodovitch), grand-prince de Kiev, martyrisé à la Horde d’Or en 1246 pour avoir refusé les rites païens, et canonisé par l’Église russe.
De son fils cadet Youri Mikhaïlovitch, prince de Taroussa, descendent — toujours selon les livres généalogiques — les princes de Taroussa puis de Konine. Le petit-fils de Youri, Fiodor Ivanovitch, prince de Taroussa, fut tué le 8 septembre 1380 à la bataille de Koulikovo (« le carnage de Mamaï ») avec son frère Mstislav, en combattant sous la bannière de Dmitri Donskoï. Ce sont ses fils qui, fuyant les dévastations tatares, s’établirent sur la petite rivière Volkona (district d’Alexine, région de Toula), au lieu-dit Volkona-Gorodichtché : de là vient le nom de Volkonski.
Ascendance directe d’Alexandra Dmitrievna, génération par génération
La numérotation entre crochets renvoie à la rospis de E. G. Volkonskaïa (1900). La lignée suivie ici est celle de la première branche de la maison.
I. Constantin Fiodorovitch, prince Koninski puis Volkonski (XVe siècle)
Fils du prince Fiodor de Taroussa tombé à Koulikovo. Avec son frère Ivan, il quitta les terres de Konine « à cause de la ruine tatare » — vraisemblablement après l’invasion d’Oulou-Mahomet vers 1437 — pour s’établir à Volkona-Gorodichtché, sur la rivière Volkona. Premier à porter le nom de Volkonski, il est le fondateur de la première branche de la maison [n° 5 de la rospis].
II. Vassili Konstantinovitch, prince Volkonski († avant 1515)
Prince de la seizième génération depuis Riourik selon le comput de l’ouvrage de 1900. Les sources ne conservent de lui que la mention de sa mort, survenue avant 1515 [n° 10].
III. Ipat Vassilievitch Volkonski, dit « Potoul » († avant 1541)
Voïévode (commandant d’armée) attesté de 1518 à 1537, au temps du grand-prince Vassili III et de la régence d’Hélène Glinskaïa. Il mourut avant 1541, laissant une veuve, Maria, mentionnée cette année-là [n° 17]. Son surnom « Potoul » distinguait sa branche de celles de ses frères Dmitri et Piotr « Veriga ».
IV. Dmitri Ipatievitch, prince Volkonski (XVIe siècle)
Connu par les livres généalogiques, sans carrière documentée [n° 34]. Il vécut sous les règnes d’Ivan le Terrible et de Fiodor Ier.
V. Andreï Dmitrievitch, prince Volkonski (attesté 1582–1619)
Voïévode. En 1582, il commandait à Zavolotchié ; en 1594, il figure parmi les « grands dvorianés » siégeant auprès du tsar dans la Chambre dorée lors de la réception de l’ambassadeur impérial. Après le Temps des Troubles, il fut nommé en 1617 voïévode de Sapojok avec deux cents cosaques, charge qu’il occupait encore en 1619 [n° 55].
VI. Vassili Andreïevitch, prince Volkonski (XVIIe siècle)
Mentionné dans la rospis familiale [n° 89] sans états de service conservés. Il vécut sous les premiers Romanov, Michel puis Alexis.
VII. Oulian Vassilievitch, prince Volkonski (attesté 1670–1692)
Striaptchi (officier de la cour du tsar) attesté de 1683 à 1692. Le 12 décembre 1692, il reçut le quart des domaines patrimoniaux de son grand-oncle le prince Vladimir Andreïevitch Volkonski dans le district de Riazan (villages de Mikoulitchi, Istobniki, Vykopan et autres) et dans celui de Riajsk. Il avait épousé en 1670 Evdokia (Avdotia) Ivanovna Kondyreva, qui apporta en dot vingt tchetverts de terre au village de Pouchtchino, près de Riazan [n° 130]. C’est par lui que la branche s’enracina durablement dans la région de Riazan.
VIII. Piotr Oulianovitch, prince Volkonski (né en 1661)
Né en 1661, il servit dans l’armée et n’était encore que praporchtchik (enseigne) en 1736, à un âge avancé — situation fréquente chez les gentilshommes provinciaux de modeste fortune sous Pierre le Grand et Anna Ioannovna [n° 167].
IX. Timofeï Petrovitch, prince Volkonski (1728 – avant 1801)
Conseiller de collège (kollejski sovetnik, 6e rang de la Table des rangs, équivalent civil de colonel). Il épousa la princesse Natalia Petrovna Gagarina, elle-même issue d’une maison rurikide : les princes Gagarine descendent des princes de Starodoub, branche de Vsevolod le Grand Nid. Par ce mariage, les deux lignées rurikides se rejoignent dans l’ascendance d’Alexandra [n° 207].
X. Dmitri Timofeïevitch, prince Volkonski (1764 – 15 février 1801)
Père d’Alexandra. Lieutenant-colonel (podpolkovnik), il fit carrière dans l’armée de Catherine II puis de Paul Ier. Il épousa Ekaterina Alexandrovna Boltina (11 novembre 1767 – 20 mai 1832). Il mourut prématurément le 15 février 1801, à trente-sept ans, quelques semaines avant l’assassinat de Paul Ier, laissant six enfants en bas âge, dont Alexandra, alors âgée de quatre ans [n° 234]. Ses fils furent Alexeï Dmitrievitch (1798–1882) et Nikolaï Dmitrievitch (1801–1864), né l’année même de la mort de son père ; ses filles, outre Alexandra : Natalia († 1842), Ekaterina et Maria.
Troisième partie — La lignée maternelle : les Boltine
La mère d’Alexandra, Ekaterina Alexandrovna Boltina (11 novembre 1767 – 20 mai 1832), appartenait à une ancienne famille de la noblesse moscovite. Selon les livres généalogiques, les Boltine descendent d’un mourza tatar, Koutloubaga, venu de la Grande Horde se mettre au service des grands-princes de Moscou au XIVe siècle et baptisé sous le nom de Georges ; son descendant Mikhaïl, surnommé « Bolt », donna son nom à la famille. Ce type d’origine — un seigneur tatar converti passant au service de Moscou — est commun à de nombreuses familles de la vieille noblesse russe (Youssoupov, Karamzine, Tourguéniev).
La famille s’illustra au fil des siècles dans le service militaire et administratif ; son représentant le plus célèbre est l’historien Ivan Nikititch Boltine (1735–1792), major-général, membre du collège de l’Amirauté, critique érudit de l’« Histoire de la Russie » de Leclerc et l’un des fondateurs de la critique historique russe — contemporain exact, mais dont le lien de parenté précis avec Ekaterina Alexandrovna n’est pas établi par les sources consultées ; nous nous gardons donc de l’affirmer.
Ekaterina Alexandrovna, fille d’Alexandre Boltine, épousa le prince Dmitri Timofeïevitch Volkonski vers 1790. Veuve à trente-trois ans avec six enfants, elle administra elle-même les biens familiaux : les registres la montrent en 1813 à la tête de domaines totalisant plusieurs centaines d’âmes dans la région de Riazan (Vysselki, Gorodichtché et autres), fortune qu’elle accrut considérablement puisqu’en 1827 elle possédait, selon les mêmes sources, plus de trois mille âmes dans le gouvernement de Riazan. La base Rodovid la qualifie de traductrice, indice d’une femme cultivée dans le goût de son temps, mais nous n’avons pas retrouvé ses œuvres. Elle mourut le 20 mai 1832, ayant survécu trente et un ans à son mari et vu le mariage de toutes ses filles.
Quatrième partie — L’époux : Yakov Fiodorovitch Ganskau (1786–1841)
La famille von Hanskau
Les Ganskau (von Hanskau) sont une ancienne famille de la noblesse de Courlande, ce duché balte germanophone rattaché à l’Empire russe en 1795. Le père de Yakov, Otto Friedrich von Hanskau, passa au service russe et embrassa l’orthodoxie sous le nom de Fiodor Yakovlevitch Ganskau ; il servit comme chtabs-rotmistre (capitaine en second de cavalerie) au régiment de carabiniers de Loubny. C’est donc une famille de militaires, germano-balte d’origine et russe d’adoption, dans laquelle naquit Yakov le 28 juin 1786, en Courlande.
La carrière militaire (1792–1823)
Placé à six ans au 1er corps des cadets de la noblesse à Saint-Pétersbourg, Yakov en sortit le 9 février 1805 avec le grade d’enseigne, affecté au régiment d’infanterie de Nizov, puis au régiment de Vilna. Il fit ses premières armes contre Napoléon dans la campagne de Prusse orientale de 1806–1807, fut promu lieutenant en 1807 et capitaine en second en 1809. Le 29 juin 1811, il devint aide de camp divisionnaire du général Baggovout, l’un des meilleurs chefs de corps de l’armée russe, et fut promu capitaine en avril 1812.
Pendant la guerre patriotique de 1812, il combattit à Borodino, où sa bravoure lui valut les remerciements du général Barclay de Tolly, commandant la 1re armée de l’Ouest, et l’ordre de Saint-Vladimir de 4e classe avec ruban ; après le combat de Taroutino, où le général Baggovout fut tué, il reçut l’ordre de Sainte-Anne de 4e classe et servit comme aide de camp du prince Dolgorouki, puis du duc Eugène de Wurtemberg. Passé au 4e régiment de chasseurs en juillet 1813, il se distingua à la bataille de Leipzig (octobre 1813), qui lui valut l’ordre prussien Pour le Mérite et son transfert au prestigieux régiment des chasseurs de la Garde impériale. En 1814, il reçut l’épée d’or « Pour la bravoure » et, pour la bataille de Paris, l’ordre de Sainte-Anne de 2e classe orné de diamants. Il participa encore à la seconde campagne de France en 1815, atteignant Bamberg. Promu colonel le 17 mars 1817 et muté au régiment d’infanterie de Tchernigov, il prit sa retraite le 3 mars 1823, après dix-sept ans de service et une dizaine de batailles.
Le gouverneur (1827–1841)
Passé dans l’administration civile avec le rang de conseiller d’État effectif, Ganskau fut nommé en 1827 gouverneur civil d’Arkhangelsk, puis de Kostroma, de Koursk (27 avril 1830) et enfin de Kherson. À Kostroma, il s’attacha particulièrement à l’ouverture d’écoles et de collèges, à la remise en ordre des établissements existants, et, pendant l’épidémie de choléra de 1830–1831, à la création d’hôpitaux et de lazarets, veillant à ce que les propriétaires prissent soin de leurs paysans. Son intégrité lui valut des ennuis : ayant fait destituer un médecin nommé Gretti qui, contre pots-de-vin, exemptait des paysans du recrutement, il fut l’objet de dénonciations qui trouvèrent crédit auprès du comte Benckendorff, chef de la police politique, et provoquèrent sa mutation. Il acheva sa carrière comme gouverneur de Kherson, parvint au rang de conseiller privé (3e rang de la Table des rangs) et fut élu membre honoraire de l’université de Moscou en 1830. Il mourut le 29 mars 1841 à Saint-Pétersbourg et fut inhumé dans la concession familiale du cimetière orthodoxe Volkovo, où sa tombe est toujours recensée parmi celles des personnalités.
Cinquième partie — Alexandra Dmitrievna elle-même (1797–1843)
Née en 1797, la princesse Alexandra Dmitrievna perdit son père à quatre ans et fut élevée par sa mère, Ekaterina Alexandrovna, dans le milieu de la noblesse moscovite et riazanaise. Elle épousa, vraisemblablement vers 1818–1819, le colonel en retraite Yakov Fiodorovitch Ganskau, de onze ans son aîné, héros des guerres napoléoniennes promis à une belle carrière administrative. Elle suivit son mari dans ses postes successifs de gouverneur — Arkhangelsk, Kostroma, Koursk, Kherson — tenant le rôle social dévolu à une « gouverneure » de province.
Le couple eut au moins six enfants : Catherine (Ekaterina Yakovlevna, née en 1820), votre aïeule ; Varvara (née en 1821) ; Mikhaïl (né en 1822) ; Sofia (née en 1824) ; Fiodor (1832–1908), resté dans la mémoire familiale sous le nom d’« oncle Fedia », dont le fils Yakov Fiodorovitch le jeune (1858–1923) perpétua le nom ; et Elena (née en 1837).
Veuve en mars 1841, Alexandra Dmitrievna ne survécut que deux ans et demi à son mari : selon la généalogie princière de 1900, elle mourut le 2 octobre 1843. (La notice Wikipédia consacrée à son mari donne le 12 mai 1847 ; en l’absence de l’acte de décès, la date de 1843, portée par la source la plus rigoureuse et par votre tradition familiale, doit être préférée.)
Sixième partie — La descendance : Ganskau et Skobeltsine
La famille Skobeltsine
Les Skobeltsine sont une ancienne famille de la noblesse de Novgorod, attestée dès le début du XVIe siècle : Ivan Ivanovitch Skobeltsyne possédait des domaines dans la région de Pskov en 1515, et la famille essaima tôt en plusieurs branches, dont celle des propriétaires de la piatina de Chelon. Parmi ses représentants anciens, Zakhari Danilovitch fut voïévode de Sebej (1584) puis second voïévode de Novgorod, et son petit-fils Ivan Leontievitch († 1646) voïévode de Solikamsk et de Narym. La branche qui nous concerne était établie dans le district de Louga (gouvernement de Saint-Pétersbourg), où elle possédait le domaine de Kritsy, avec son manoir et son caveau familial. Au XXe siècle, la famille donnera à la science russe le physicien académicien Dmitri Vladimirovitch Skobeltsyne (1892–1990).
Les grands-parents paternels de Nathalie
Nikolaï Semionovitch Skobeltsine (1760 – avant 1830), premier-major et propriétaire foncier à Louga, épousa Irina Alexandrovna Tyrkova (1774–1830), issue des Tyrkov, autre vieille famille novgorodienne. Parmi leurs fils : Nikolaï Nikolaïevitch Skobeltsine (1789–1864), qui fit les guerres napoléoniennes et parvint au grade de lieutenant-général, et Evgraf Nikolaïevitch, qui suit.
Evgraf Nikolaïevitch Skobeltsine et Catherine Ganskau
Evgraf Nikolaïevitch Skobeltsine (né le 30 avril 1807, mort après 1860) épousa Catherine Yakovlevna Ganskau (née en 1820), fille aînée de Yakov Fiodorovitch Ganskau et de la princesse Alexandra Dmitrievna Volkonskaïa. De ce mariage naquirent notamment Piotr Evgrafovitch Skobeltsine (1835 – après 1884), qui parvint comme son oncle au grade de lieutenant-général, et Nathalie Evgrafovna Skobeltsina (1847 – 3 juillet 1930), votre arrière-arrière-grand-mère, en qui se rejoignent ainsi le sang rurikide des Volkonski et des Gagarine, le vieux fonds moscovite des Boltine, la chevalerie balte des Hanskau et la noblesse novgorodienne des Skobeltsine et des Tyrkov.
Tableaux récapitulatifs de la filiation
A. De Charlemagne à saint Michel de Tchernigov
Lignée directe par les Carolingiens, les Ottoniens et les Piasts ; la jonction avec la maison de Riourik s’opère en saint Michel de Tchernigov, dont la descendance se poursuit au tableau B (génération 11).
Charlemagne, empereur d’Occident († 814)
└─ Louis le Pieux, empereur († 840) — ép. Judith de Bavière
└─ Gisèle († apr. 874) — ép. Évrard, marquis de Frioul († 866)
└─ Ingeltrude de Frioul — ép. Henri de Franconie († 886 devant Paris)
└─ Hedwige de Babenberg († 903) — ép. Otton l’Illustre, duc de Saxe
└─ Henri Ier l’Oiseleur, roi de Germanie († 936)
└─ Otton Ier le Grand, empereur († 973) — ép. ste Adélaïde de Bourgogne
└─ Otton II, empereur († 983) — ép. Théophano de Byzance
└─ Mathilde de Germanie († 1025) — ép. Ezzo, comte palatin de Lotharingie
└─ Richezza de Lotharingie († 1063) — ép. Mieszko II, roi de Pologne
└─ Casimir Ier le Restaurateur († 1058) — ép. Dobronega de Kiev, fille de st Vladimir
└─ Ladislas Ier Herman, duc de Pologne († 1102) — ép. Judith de Bohême
└─ Boleslas III Bouche-Torse, duc de Pologne († 1138)
└─ Casimir II le Juste, duc de Cracovie († 1194) — ép. Hélène de Znojmo
└─ Marie de Pologne († 1194) — ép. 1179 Vsevolod IV « le Rouge », gd-prince de Kiev
└─ Saint Michel de Tchernigov († 1246) — jonction avec le tableau B
B. De Riourik à Nathalie Evgrafovna Skobeltsina
Lignée directe. Les générations de Riourik à saint Michel de Tchernigov suivent la filiation classique des princes de Tchernigov ; les suivantes, la rospis Volkonskaïa de 1900.
Riourik († v. 879), fondateur de la dynastie
└─ Igor de Kiev († 945) — ép. sainte Olga
└─ Sviatoslav Ier († 972)
└─ Saint Vladimir, baptiseur de la Russie († 1015)
└─ Iaroslav le Sage († 1054)
└─ Sviatoslav II, prince de Tchernigov, grand-prince de Kiev († 1076)
└─ Oleg « Gorislavitch », prince de Tchernigov († 1115)
└─ Vsevolod II, grand-prince de Kiev († 1146)
└─ Sviatoslav III, grand-prince de Kiev († 1194)
└─ Vsevolod IV « le Rouge », grand-prince de Kiev († 1212)
└─ Saint Michel de Tchernigov, martyr à la Horde († 1246)
└─ Youri Mikhaïlovitch, prince de Taroussa (filiation traditionnelle)
└─ Ivan Yourievitch, prince de Taroussa
└─ Fiodor Ivanovitch de Taroussa, † 1380 à Koulikovo
└─ Constantin Fiodorovitch, premier prince Volkonski (XVe s.)
└─ Vassili Konstantinovitch Volkonski († av. 1515)
└─ Ipat Vassilievitch « Potoul » Volkonski, voïévode († av. 1541)
└─ Dmitri Ipatievitch Volkonski
└─ Andreï Dmitrievitch Volkonski, voïévode (att. 1582–1619)
└─ Vassili Andreïevitch Volkonski
└─ Oulian Vassilievitch Volkonski, striaptchi — ép. 1670 Evdokia Kondyreva
└─ Piotr Oulianovitch Volkonski (né 1661)
└─ Timofeï Petrovitch Volkonski (1728 – av. 1801) — ép. psse Natalia Gagarina
└─ Dmitri Timofeïevitch Volkonski (1764–1801) — ép. Ekaterina Boltina (1767–1832)
└─ Alexandra Dmitrievna Volkonskaïa (1797–1843) — ép. Yakov F. Ganskau (1786–1841)
└─ Catherine Yakovlevna Ganskau (née 1820) — ép. Evgraf N. Skobeltsine (né 1807)
└─ Nathalie Evgrafovna Skobeltsina (1847 – 3 juillet 1930), votre arrière-arrière-grand-mère
Sources
Source principale. E. G. Volkonskaïa, Rod kniazeï Volkonskikh (Le Lignage des princes Volkonski), Saint-Pétersbourg, 1900 — rospis généalogique numérotée, consultée dans sa reproduction en ligne sur le site « Istoria semyi, istoria roda » (kikin.ru), qui reprend l’ouvrage article par article ; y figurent les notices des numéros 5, 10, 17, 34, 55, 89, 130, 167, 207 et 234 de la première branche, ainsi que la notice d’Alexandra Dmitrievna (« morte le 2 octobre 1843 ; mariée au conseiller privé Yakov Fiodorovitch Ganskau »).
Yakov Fiodorovitch Ganskau. Notice « Ganskau Yakov Fiodorovitch » de la Chronique de l’université de Moscou (letopis.msu.ru) — états de service militaires détaillés et liste des décorations ; notice biographique du site officiel du cimetière Volkovo de Saint-Pétersbourg (volkovskoe-spb.ru) — origine courlandaise, père Otto Friedrich von Hanskau / Fiodor Yakovlevitch, gouvernorats et affaire Gretti ; article « Ганскау, Яков Фёдорович » de Wikipédia en russe — dates, mariage et liste des enfants.
Familles Boltine et Skobeltsine. Article « Болтины » (Wikipédia russe et Encyclopédie Brockhaus-Efron) — origine du mourza Koutloubaga ; article « Скобельцыны » (Wikipédia russe et Brockhaus-Efron) — noblesse novgorodienne du XVIe siècle ; base Rodovid — fiches d’Ekaterina Alexandrovna Boltina, de Nikolaï Semionovitch Skobeltsine (1760–1830), d’Evgraf Nikolaïevitch Skobeltsine (né 30.04.1807), de Piotr Evgrafovitch et de Nathalie Evgrafovna Skobeltsina (1847 – 3.7.1930) ; base Geni — famille Ganskau (Yakov Fiodorovitch 1786–1841, Fiodor Yakovlevitch 1832–1908).
Ascendance carolingienne et maison Volkonski (introduction). Pour la chaîne de Charlemagne à saint Michel de Tchernigov : les sources narratives classiques (Annales royales franques, Éginhard, Thietmar de Mersebourg, Gallus Anonymus, chroniques russes dites Laurentienne et Hypatienne — cette dernière attestant le mariage de 1179 entre Vsevolod le Rouge et la fille de Casimir II) et les répertoires généalogiques de référence : D. Schwennicke, Europäische Stammtafeln ; C. Settipani, La préhistoire des Capétiens (1993) pour les Carolingiens ; O. Balzer, Genealogia Piastów (1895) pour la Pologne. Pour l’histoire de la maison Volkonski : outre l’ouvrage de 1900, les notices des dictionnaires biographiques russes (Brockhaus-Efron, Russki biografitcheski slovar) et la littérature sur les décembristes et sur la famille de Tolstoï.
Les bases collaboratives (Rodovid, Geni) ont été utilisées uniquement en recoupement des sources imprimées ; les points qui ne reposent que sur elles (qualité de traductrice d’Ekaterina Boltina, dates précises d’Evgraf Skobeltsine) sont signalés comme tels dans le texte. Pour aller plus loin, les fonds d’archives à consulter seraient : le RGIA (Saint-Pétersbourg) pour les états de service de Ganskau et des Skobeltsine, les archives régionales de Riazan pour les Volkonski et Boltine, et le TsGIA SPb (fonds 414, Institut de l’impératrice Marie) où des demoiselles Skobeltsine sont recensées.